En guise d’introduction à une nouvelle série d’articles consacrés à l’auto-hébergement, je vais vous expliquer pourquoi j’ai décidé de m’auto-héberger.
Mais tout d’abord, c’est quoi l’auto-hébergement ? Il s’agit simplement du fait d’héberger soi-même divers services que l’on a pris la (mauvaise) habitude de confier à des entreprises comme par exemple son mail (c’est-à-dire sa correspondance, par essence privée) ou son blog.

Ce n’est pas sans raisons que le sujet de l’auto-hébergement commence à faire parler de lui et des projets comme la freedom box ou beedbox commencent à voir le jour. En effet, quand on lit un article comme Google m’a tuer, on se rend compte de la fragilité de notre vie numérique : une entreprise peut décider de couper du jour au lendemain notre mail, notre blog, un des réseaux sociaux que l’on utilise, notre agenda etc (et non, le fait que ce monsieur ait réussi à obtenir que son compte soit réouvert ne change rien !). Si on veut limiter au maximum le nombre d’intermédiaires pour communiquer et ainsi réduire les risques de censure, d’abus, etc, l’auto-hébergement est la meilleure solution possible. Notre fournisseur d’accès à internet devient le seul intermédiaire et tant qu’on garantit une certaine neutralité du net et que les FAI se contentent de faire leur boulot, c’est-à-dire de fournir des « tuyaux » sans chercher à regarder/filtrer/bloquer ce qui y passe, notre liberté est sauve.

Pour ce qui est de cet aspect, je vous renvoie à la conférence de Benjamin Bayard sur le minitel 2.0, que vous pouvez visionner en suivant ce lien.

Mais il y a bien d’autres raisons qui peuvent pousser à s’auto-héberger. Les différentes motivations de l’auto-hébergement sont bien résumées dans cet article ou dans ces témoignages.
Pour ma part, il s’agit essentiellement de :
- faire plus de vrai internet et moins de minitel 2.0 (ceux qui ne savent pas ce dont il s’agit peuvent regarder la conférence de Benjamin Bayard (lien plus haut))
- avoir un contrôle mes données, ma correspondance, mes flux, etc
- apprendre des choses : j’aime apprendre. Me monter un petit serveur qui hébergera tout un tas de services est une très bonne manière de me former en administration système, en réseau et en sécurité.

 

 

Dans les romans de médiéval fantastique ou d’heroic fantasy, on trouve le pire comme le meilleur. Les romans de la série « Le trône de fer » de George R. R. Martin font indéniablement partie de la deuxième catégorie. Le premier tome (original, soit les tomes 1 et 2 dans la version traduite en français) de cette saga a été adapté en une série TV qui est diffusée en ce moment aux USA et que nous devrions bientôt voir arriver en France.

Pour résumer, l’univers du trône de fer est sombre, violent et pessimiste et pourrait être classé dans la « dark fantasy ». Une autre de ses particularités est que le fantastique (magie, créatures non humaines (de type gobelin, orque ou elfe)) y a une place très limitée. L’oeuvre de Martin est essentiellement centrée sur les personnages, sur les relations entre eux et sur leurs actes qui forment l’histoire du Royaume des 7 couronnes. Contrairement à d’autres cycles du même genre, il n’y a pas (vraiment) de héros. L’intérêt de l’histoire repose plutôt sur de nombreux personnages qui ont souvent tous leur part d’ombre et leur part de lumière. On suit ces hommes et ces femmes (preque) ordinaires dans leurs doutes, dans leurs moments difficiles et dans leurs réussites et l’Histoire émerge de ces destins individuels.

Le pendant de cette richesse est la complexité de l’intrigue, le nombre de personnages, etc. Il est parfois un peu difficile de s’y retrouver, surtout avec les personnages secondaires. Heureusement, il existe le site web de la Garde de nuit (plus particulièrement son wiki) qui est une source d’informations indispensable pour s’y retrouver (attention toutefois aux spoilers !).

Trois petites mises en garde avant de vous laisser foncer chez votre libraire (ou à la bibliothèque) :

  • Le tome 1 de la VF sert essentiellement à mettre en place l’intrigue et à faire connaissance avec les personnages. Il est pour moi indissociable du tome 2 dans lequel la série prend toute sa dimension.
  • La série TV semble être d’assez bonne facture. Toutefois, je pense qu’on ne peut l’apprécier pleinement qu’en ayant lu les romans. Le format série télé a du mal à rendre compte de la complexité de l’intrigue et des personnages qui constituent (je me répète) tout l’intérêt de cette histoire.
  • le traducteur utilise un vocubulaire relativement complexe, parfois (volontairement) « daté » et on peut être rebuté par ce style. Certains vous conseillerons de lire la série en VO. Pour ma part, je me suis habitué à la VF et je n’ai eu aucun mal à lire les 5 premiers tomes et à être totalement captivé par l’histoire (même si j’ai l’intention de jeter un oeil à la VO, par curiosité). En tous cas, en VO ou en VF, je vous conseille (vraiment) de lire le trône de fer !
 

Si comme moi vous vous intéressez aux méthodes et aux outils de productivité, vous avez peut-être déjà entendu parler d’org-mode. Il s’agit d’un module de l’éditeur de texte emacs (créé par le génial Richard Stallman) qui permet de gérer ses listes de tâches, d’organiser ses pensées ou son agenda.
Etant plutôt un utilisateur de vi/vim, je ne m’étais pas trop intéressé à org-mode et je gérais mes tâches avec google tasks.
Après avoir vu la conférence de Frédéric Couchet sur Getting Things Done (GTD) / Zen to Done (ZTD) et org-mode (voir la vidéo), j’ai décidé de réessayer d’implémenter quelques aspects de GTD et ZTD. Org-mode semble être un outil très pratique pour ça et depuis j’essaye de l’utiliser tous les jours pour en maîtriser les bases.

Cet outil est bien documenté et il existe beaucoup d’articles le concernant… si bien qu’il n’est pas évident de savoir par où commencer, surtout lorsqu’on ne connaît pas bien emacs. Je vais donc consacrer quelques billets à la découverte d’org-mode et de ses possibilités. J’y garderai une trace des raccourcis clavier d’emacs et d’org-mode qui me sont utiles et des difficultés que je rencontre ou des astuces qui me sont utiles.

Le nombre de billets de cette série consacrée à org-mode dépendra de mon utilisation de cet outil et de mes découvertes. Un premier billet concernant les bases et les raccourcis claviers devrait suivre rapidement.

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